Techniques & Stratégies

Pêche à « l’opportuniste »

de Laurian Tarris

Comment optimiser son temps lors de courtes sessions ?

La pêche de la carpe est vraiment une passion dévorante ! C’est le cas de le dire, elle demande beaucoup de temps si l’on veut obtenir des résultats.

Le temps, tout le monde n’en a pas suffisamment à dédier pour aller au bord de l’eau.

Moi-même, entre mon travail et la vie privée, il est difficile de me libérer autant que j’aimerais. Je pratique donc à 90% du temps des pêches rapides et l’objectif de chacune de mes sorties, ai de faire au moins une carpe !

De plus, dans notre pêche, la quantité de matos dont on a besoin est considérable et bien souvent, la logistique est énorme.

J’ai vraiment horreur de devoir transporter « ma maison » pour aller à la pêche. J’aime y aller le plus « léger » possible, seulement avec le nécessaire et avec une chose à l’esprit : attraper un poisson.

Dans les quelques lignes qui vont suivre, je vais ainsi vous expliquer ma façon d’aborder la pêche quand on a juste quelques heures pour faire un poisson.

Permettez-moi tout d’abord, de vous présenter ma vision de la pêche rapide. Elle se définit par une « session » qui peut durer seulement quelques heures, comme un stalking, un coup du matin, du lever du soleil à midi, un coup du soir de 16h jusqu’au coucher du soleil, ou durer une journée complète du lever au coucher du soleil.

Pourquoi je ne considère pas un 24h comme une pêche rapide ?

Tout simplement car je considère qu’en 24h, on passe par tous les stades d’une journée, y compris la nuit, et que 24 heures permettent, éventuellement, de laisser le temps de pouvoir réajuster légèrement sa pêche, ce qui est plus compliqué sur les exemples abordés juste avant.

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Le choix du spot

Alors, évidemment, il est compliqué (mais pas impossible) de faire une pêche rapide sur des lieux assez grands, puisqu’il faut du temps pour localiser les poissons.

De plus, qui dit pêche rapide, dit pas très loin du domicile, donc il faut faire avec ce que l’on a. Je préfère donc me concentrer sur des eaux de moins grandes tailles pour mettre un peu plus de chance de mon côté.

Si je vais sur un nouveau lieu, avant le jour « J » de la pêche, j’aime faire du repérage sur Google Map. Cela peut paraître un peu gadget, mais cela me permet de voir les différents accès au lac, voir s’il y a des hauts-fonds marqués, la présence de zones d’herbiers ou non, avoir une idée de l’état des bordures, etc.

La technologie est parfois utile, c’est dans l’air du temps et à mon sens, cela dégrossit déjà pas mal la « reconnaissance » d’un nouveau lieu.

Pour vous donner un exemple concret, j’ai un plan d’eau non loin de chez moi que je ne pratique qu’en pêches rapides.

Premièrement car le règlement du plan d’eau exclut la pêche de nuit, et aussi parce qu’il y a la présence d’activités nautiques une bonne partie de l’année qui empêchent de pêcher durant la journée.

Je réalise donc uniquement des coups du matin ou des coups du soir lors de la saison estivale et des pêches de journée durant la période hivernale.

Il aura cependant fallu un an de pêche assidue, afin de comprendre l’habitude des poissons et ainsi arriver à déclencher une touche quasiment à chacune de mes sorties.

L’observation est donc de mise lors des pêches rapides car chaque détail peut être déterminant pour la suite.

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L’observation, l’une des clés de la réussite !

L’observation, le point-clé pour une pêche rapide réussie

On ne le répétera jamais assez, mais oui, la localisation du poisson est l’élément-clé dans n’importe quelle pêche et d’autant plus pour une pêche rapide.

Il serait quand même dommage de poser deux cannes dans un coin du lac pour un coup du matin, alors que les poissons sont de l’autre côté !

C’est un échec inévitable qui permet cependant d’apprendre à comprendre les habitudes des poissons sur une eau.

J’aime me rendre au bord de l’eau très tôt le matin, bien avant le lever du jour, afin de ne louper aucune information que les poissons me donneront ce jour-là.

Il n’est pas rare non plus que j’arrive tard le soir, pose juste mon bed et prépare mes cannes pour les déposer au plus tôt le matin, tout en scrutant la surface de l’eau et en écoutant s’il y a des sauts de poissons.

Tout ceci dans le but de savoir où sont les poissons durant la nuit et ainsi d’essayer de les intercepter aux premières heures du jour, avant qu’ils ne bougent ailleurs pour y passer la journée.

Pour un cas de figure diffèrent tel le stalking, qui est une de mes pêches favorites, l’observation est encore une fois le point-clé. Cependant, là, je n’hésite pas à passer plus de temps à observer les poissons se nourrir qu’à pêcher.

A mon sens, l’observation, tout comme l’amorçage fait partie de la pêche. Poser une canne contre un arbre mort, c’est bien, mais la poser là où les poissons passent, c’est encore mieux.

En stalking, il ne faut pas attendre que les poissons viennent sur les appâts, mais leur mettre les appâts sous le nez pour essayer de les leurrer le plus rapidement possible.

Quand je pêche ainsi, arriver très tôt le matin n’est pas forcément très utile, le plus important est vraiment de voir le poisson !

Qu’il soit en train de s’alimenter, par la traduction de fouilles, ou juste de tourner dans les obstacles, il faut trouver les carpes et pour ça, notre meilleur allié sera la paire de lunettes polarisantes, un INDISPENSABLE qui ne quitte jamais mes yeux !

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Voyager léger pour moins de contraintes et plus d’efficacité !

Bien gérer son amorçage afin de pêcher pour un poisson

En pêche rapide, il faut pêcher pour un poisson.

C’est-à-dire, amorcer dans le but de déclencher une touche. On ne parlera pas ici d’amorçage massif sur une immense zone.

Puisque la logique veut que vous ayez déterminé au préalable une zone de tenue des poissons, ou une zone d’alimentation, ou une zone de passage, où il faudra arriver à intercepter les poissons.

Pour ce faire, il faut utiliser des appâts plutôt riches/attractifs à mon sens, même si l’on dit toujours que n’importe quel appât placé au bon endroit, au bon moment, prendra du poisson.

Ce n’est pas faux, mais quand vous avez 4h pour déclencher une touche, je doute qu’une bouillette « pauvre » prévue pour faire des amorçages massifs, fasse l’affaire dans ce cas de figure.

J’utilise donc les fameuses Scopex Squid, qui sont des bouillettes très riches et attractives.

Cependant, afin de les rendre encore plus attractives et « vivantes » sous l’eau, je prends le temps avant ma pêche de les « customiser » légèrement.

Dans un seau, je verse dans un premier temps 5kg de bouillettes Scopex Squid, que je viens ensuite napper avec le Spod Syrup de la même gamme.

Ensuite, je verse un peu de Scopex Squid Stick Mix qui va venir coller à la surface des billes et qui, en séchant, va créer une croûte.

Si le temps me le permet, je réitère l’opération une deuxième fois afin de faire un réel enrobage autour de mes billes.

Mon amorçage se compose très souvent de la même chose. J’aime associer mes Scopex Squid avec des tigers.

J’y adjoins des Flake Scopex Squid, c’est rapide, pas besoin de perdre du temps pour broyer des bouillettes au bord de l’eau.

L’intérêt d’avoir « customisé » mes billes, est d’avoir ainsi des appâts qui vont diffuser très rapidement dans l’eau et émettre un halo olfactif autour d’eux, pour ainsi attirer le plus rapidement les carpes.

En termes de quantité, j’éparpille quelques pelles sur l’endroit voulu, juste assez pour dire d’arrêter des poissons et de les intéresser rapidement.

Dans l’hypothèse où les poissons seraient plusieurs, l’intérêt de ne pas trop mettre d’appâts, est de mettre rapidement les carpes en concurrence.

Dans le but qu’elles consomment le plus rapidement mes appâts et ainsi donc trouver plus rapidement mon esche.

Je ne place jamais mon montage au milieu de mon amorçage, mais en périphérie.

Psychologiquement au début c’est dur d’accepter ce fait, mais cela permet de leurrer un poisson plus méfiant qui se nourrit avec parcimonie en bordure d’amorçage.

Cela évite aussi d’avoir une ligne qui traverse la moitié de l’amorçage et permet ainsi de gagner en discrétion.

On peut aussi supposer qu’en arrivant sur l’amorçage, les poissons commenceraient par manger un ou deux appâts sur le bord et donc se feraient leurrer plus rapidement.

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Une bonne organisation s’impose !

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Mes nombreuses heures de stalking en eau claire, m’ont permis de voir le comportement des poissons face aux appâts. Bien souvent, ce sont des jeunes carpes qui arrivent en premier.

Les jeunes poissons sont moins méfiants et ont tendance à consommer plus rapidement les appâts.

Bien souvent, ces jeunes carpes prennent un appât ou deux, sur la périphérie de l’amorçage, puis quittent la zone.

Elles reviennent quelques minutes plus tard, accompagnées d’autres carpes. Puis vient le moment où les poissons se sentent en confiance et mangent aveuglément.

Ma touche ne met donc pas longtemps à arriver.

C’est à la suite de ces observations, que lors des pêches rapides, je dépose systématiquement mon montage en bordure d’amorçage avec un amorçage « en spot ».

Lorsque la chance est avec moi, et que j’arrive à produire une touche rapidement, je redépose mon montage et réamorce très légèrement.

Si les poissons sont dans le coin, ils reviendront et je réaliserai la même opération.

En conclusion sur l’amorçage, on peut donc dire que la pêche rapide est économique en termes de quantité d’appâts et que, pour gagner du temps au bord de l’eau, je réalise mon mélange au préalable.

Quand je pêche en stalking, peu importe si je connais déjà les spots ou non, dès mon arrivée, durant mon temps d’observation pour localiser le poisson, j’amorce plusieurs spots.

Cela permet d’avoir une autre zone déjà amorcée avec sûrement déjà quelques poissons qui traînent, voire en train de manger vos appâts, et il n’y aura plus qu’à placer le montage avec la plus grande discrétion pour essayer d’en leurrer une.

Après avoir fait un poisson sur un spot, il ne faut cependant pas oublier de réamorcer tout de suite dans le but de tenir le poisson sur la zone et ainsi « entretenir le coup ».

En effet, lorsque vous allez prendre un poisson sur un spot, généralement, les autres vont fuir la zone par peur, mais finiront par revenir voir par curiosité.

En Stalking j’amorce exclusivement avec des Scopex Squid Flake, c’est vraiment parfaitement adapté pour ce type d’amorçage.

Les Flakes sont des bouillettes broyées de toutes tailles, on y retrouve aussi bien des morceaux de bouillettes que de la petite particule fine (farine).

Le gros avantage de ce produit à mon sens est lorsque vous en jetez une petite poignée au-dessus des poissons pour entretenir un spot.

Cela ne les fait pas fuir. En effet le bruit à l’impact sur l’eau fait penser à des frétillements de blancs en surface et n’effraye donc pas les carpes.

Cela permet aussi de couvrir le fond de microparticules de bouillettes et ainsi de faire chercher et par conséquent, de tenir les poissons plus longtemps sur un spot.

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Les poissons sont en surface ? Pas moyen de détourner leur attention avec des appâts sur le fond ?

Sortez le Bread Bomb ! C’est clairement un des accessoires qu’il faut avoir dans sa trousse à tackle.

Ce bout de plastique est vraiment des plus utiles et pratiques pour réaliser une pêche de surface au pain.

Lancer et relancer encore avec le même bout de pain sans qu’il ne tombe, c’est vraiment le top !

On a tous connu les déboires de faire le lancer parfait, juste à côté de ce gros fish que l’on a vu, et boum, il saisit le pain et c’est la déception, le pain s’est enlevé de l’hameçon lors du lancer…

Le Bread Bomb permet de maintenir longtemps le pain sur l’hameçon et donc de pouvoir relancer sans crainte que le pain se décroche.

Je garde systématiquement avec moi, dans mon coffre, au moins une petite Scope Sawn-Off montée avec un Bread Bomb et je ne compte plus le nombre de poissons que j’ai pu faire au pain.

C’est une pêche vraiment excitante au possible, mais qui donne parfois du fil à retordre !

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Indispensable lunette polarisante !

 

Le matos ne fait pas le pêcheur

On a déjà tous entendu cette phrase de la part de quelqu’un lorsque l’on parle de matériel.

Mais je dois dire qu’avoir du matériel adapté pour son mode de pêche favorise quand même énormément son organisation au bord de l’eau.

Alors oui, vous allez me dire, il faut pouvoir consacrer un joli budget, oui. Mais petit à petit, brique par brique, on peut monter de beaux édifices.

Depuis mon entrée chez Nash, il y a quelque temps maintenant, je me suis équipé de toute la gamme Scope.

Impossible de ne pas la connaître !

Il n’y a pas à dire, tout est étudié pour réduire l’encombrement de tout le matériel, partir toujours plus léger, mais avec l’essentiel !

Je me souviens encore de mes débuts à la carpe, ou j’emmenais une tonne de matos, dont la moitié ne sortait jamais de ce gros carryall qui pesait une tonne.

Aujourd’hui, que ce soit pour un coup du matin/soir ou une journée de pêche, je n’ai concrètement besoin que de peu de matériel : Mon sac à dos Scope Ops Ruckall, avec à l’intérieur ma trousse à tackle Subterfuge Work.

Box remplie de l’essentiel pour couvrir n’importe quelle situation.

Que ce soit pour pêcher sur le fond et faire n’importe quel type de montage.

Avoir tout un tas de rechanges pour des PVA ou encore tout le nécessaire pour pêcher au Zig, ou en surface avec le Bread Bomb etc.

Bref, j’ai tout l’essentiel, pas de superflu qui ne sert jamais à rien ! Une petite trousse à plomb avec différents modèles pour la pêche envisagée, mais pas trop, car ça fait vite du poids sur le dos pour rien !

Dans l’autre compartiment, uniquement mes esches. En saison estivale, j’embarque toute la panoplie d’appâts Scopex Squid : la gamme Cultured, des wafters et des pop-up.

Pour les pop-up, uniquement les 3 couleurs dont je me sers le plus. Je me souviens encore d’un de mes potes qui à l’époque avait un petit carryall rempli de cinquante sortes et couleurs de pots de pop-up.

Il passait énormément de temps à se demander avec laquelle pêcher, quelle couleur, quel parfum, sans compter l’encombrement que cela engendrait.

J’adore pêcher avec le rose, qui est sûrement ma couleur favorite, un pot de jaune, car cela se marie bien si j’adjoins un peu de maïs dans mon amorçage ou avec mes tigers.

Un pot également de la même couleur que les appâts, car parfois, suivant le lieu, j’aime utiliser soit une pop-up soit un appât équilibré (Wafter) de la même teinte que mes bouillettes.

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En matière de pop-up, le rose à ma préférence…

Je pêche souvent avec des pop-up de 15mm, mais j’ai toujours dans mon coffre les mêmes références en 20 et 24mm afin de pallier à toutes les situations.

J’ai juste besoin de switcher mes pots de pop-up avant de partir à la pêche suivant le lieu où je vais aller.

Outre mes pop-ups « standards », j’ai aussi toujours mes appâts Cultured. C’est quoi encore ce gadget !?

Bien loin d’être un gadget à mon sens, surtout pour les pêches rapides.

Ce sont des pop-ups ou hookbaits (équilibrées) recouvertes de plusieurs couches, infusées avec des attractifs Scopex Squid, contenant des acides aminés, nucléotides, sels minéraux et vitamines, habituellement dénaturés à la cuisson.

Ces couches qui vont venir se décomposer lentement (environ 3h) et ainsi créer un halo très attractif autour de l’esche.

J’esche systématiquement une canne avec une Cultured sur un de mes montages.

Je ne compte plus le nombre de poissons pris sur ces appâts, il se suffit à lui-même et est extrêmement efficace aussi bien pour les pêches rapides que pour les plus longues sessions !

En saison hivernale, je remplace tous mes appâts Scopex Squid par les Citruz. Y compris les Cultured qui sont aussi disponibles.

Inutile de vous dire que le parfum de ces appâts fait des ravages en eau froide et même toute l’année.

La Citruz est un réel « leurre » qui permet bien souvent de déclencher une touche. J’aime l’utiliser en pleine saison sur un amorçage complètement diffèrent pour déclencher la curiosité des poissons.

J’ai également toujours avec moi une Waterbox 105 dans laquelle j’ai un paquet de Scopex Squid Cultured Stick Mix/Citruz Cultured Fizzing Stick mix. Un Webcast PVA pour faire mes sticks, et une paire de ciseaux.

Je mets systématiquement un stick pour protéger la pointe de mon hameçon lors du placement de mon montage.

De plus, il permet de renforcer l’attractivité et la « visibilité » de mon esche. Cela me permet d’être efficace dans la conception de mes sticks, je n’ai pas besoin d’ouvrir ma trousse à tackle pour chercher le PVA ou les ciseaux.

Tout est organisé pour ne pas perdre une seconde au bord de l’eau. Bien que je ne m’en serve que très rarement car le poids de mes prises m’importe peu, j’ai toujours le peson avec moi au cas où un beau poisson viendrait me rendre visite lors d’une pêche rapide.

En bref, pas de superflu, chaque chose à sa place dans le sac, je me sers quasiment de tout lors de chacune de mes pêches, et j’ai assez de matériel pour pallier à quelques situations au cas où je voudrais réajuster ma pêche.

C’est ce qu’il faut en retenir. Ne surtout pas trop se charger au détriment de vous décourager en cas de mobilité pour changer de spots.

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Prêt pour voyager !

 

Mon fourreau Scope : ou comment prendre tout le nécessaire en un tour de bras !

Là encore, la gamme Scope est très bien étudiée.

J’utilise pour ma part le fourreau double, qui me permet d’embarquer deux de mes Scope Black OPS 10ft 3,5 S, mais également de pouvoir y adjoindre une troisième canne sur le côté dans un fourreau individuel.

Une poche avec un revêtement étanche, me permet de mettre une, voire deux épuisettes Scope.

Sur l’autre côté, j’ai mes piques avec les détecteurs toujours vissés dessus pour ne pas perdre du temps à les visser une fois arrivé au bord de l’eau.

Des piques plus courts avec les supports de cannes et dans la petite poche, 3 plombs pour mes cannes.

Je n’ai ainsi, pas besoin à tous les coups de sortir ma trousse à plombs. Mais là où je gagne le plus de temps, c’est lorsque je plie mon matos.

Mon sac est déjà rangé à sa place dans le coffre, et je remonte toujours mes cannes à la toute fin.

Je range donc mes plombs dans cette poche afin de ne pas avoir à tout remettre dans le sac déjà rangé.

Mon tapis Scope Ops Flat Mat avec à l’intérieur mon seau souple Scope, plié. Je n’aime pas les gros tapis, trop encombrant à mon goût.

Pas du tout pratique lorsqu’il faut faire de longues distances à pied, trop lourd et trop encombrant sur un chariot également.

Le tapis Scope Ops Flat Mat se plie à plat ou sur lui-même et peut s’accrocher au sac à dos Scope.

On combine donc légèreté, faible encombrement et rapidité de mise en place. On peut aussi le mettre dans le bateau pour y ramener les poissons.

Je n’y vois que des avantages, bien qu’il faille être très prudent lors de séances photos, surtout seul.

Mais c’est un autre sujet que l’on abordera plus tard. Mon petit bateau Raptor 160 m’accompagne aussi de partout.

Toujours avec cette finalité, de ne pas perdre une seconde de temps de pêche, j’ai choisi ce modèle de bateau pour plusieurs raisons.

Je voulais qu’il rentre gonflé dans mon véhicule, afin de n’avoir qu’à le sortir et le mettre à l’eau.

Il est très léger et peu encombrant, je le prends sur l’épaule et peux même transporter mon moteur dans l’autre main afin d’économiser le nombre d’aller-retour jusqu’à la berge quand il faut marcher un peu.

En bref, je n’ai pas besoin d’une mise à l’eau pour mettre à l’eau mon bateau, ce qui me permet de pouvoir aborder un bon nombre de lacs et plans d’eau en étant seul.

Même si l’usage d’un bateau amorceur dans la configuration d’une pêche rapide peut être un réel gain de rapidité d’exécution et de place/encombrement, j’aime utiliser un zod pour plusieurs raisons.

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Bouillettes broyées pour une attraction instantanée !

Il m’arrive très souvent de faire des pêches rapides où j’emporte tout le matériel nécessaire pour la journée dans mon bateau, afin d’accéder à des postes où on ne peut aller que par l’eau.

Il me sert aussi énormément pour faire du repérage, que ce soit avec mon écho, ma caméra subaquatique ou mon aquascope.

Mon chariot Trax Metro MK2 n’est jamais très loin non plus. Lorsqu’il faut pêcher du bord, loin de la voiture, c’est l’outil indispensable.

Cela permet de transporter tout le matériel nécessaire pour une journée ou une nuit, sans trop d’efforts.

Fin d’année 2018 j’avais comme objectif de pécher assidûment un park lake très connu.

Une pêche de journée exclusivement, où j’aurais très bien pu tout transporter sur le dos, mais le chariot s’est avéré être vraiment d’une grande aide.

Le soir qui précédait mon jour de pêche, je chargeais tout mon matériel dessus et une fois bien sanglé, je le montais dans mon véhicule à l’aide d’une planche.

Là encore le gain de temps était de mise, puisque quand j’arrivais le matin à l’aube, j’avais juste à descendre mon chariot de mon fourgon et à aller sur le poste sans aucun effort et commencer de pêcher tranquillement.

Le Bushwhacker est également un outil vraiment sympa. Il me sert lorsque je veux déposer discrètement mon montage et amorcer précisément en même temps.

J’ai plusieurs spots à « stalking », où l’été, les herbiers sont très prédominants.

J’avais donc besoin de pêcher derrière ces derniers, à une distance de 15/20 mètres de la berge.

Cet outil est tombé à pic. Il me permet désormais de déposer avec précision dans les trouées d’herbiers et avec plus de discrétion qu’auparavant lorsque je jetais mon montage et mon amorçage.

Cela évite les lancers à répétition et ainsi de créer une nuisance sonore sur le spot pêché.

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Mon bateau pneumatique me permet d’aborder des zones impraticables autrement !

 

Il en est de même lorsqu’il faut pêcher proche d’obstacles, le bushwhacker permet vraiment de déposer au centimètre prêt.

Parfois, lors de pêches plus fines sur des petites étendues d’eau, comme en étang par exemple, j’aime l’utiliser pour pêcher les îles ou berges d’en face de façon discrète.

Voilà tout pour le matériel qui me suit systématiquement. Je n’ai pas parlé plus que ça de mes cannes. J’ai deux jeux de Scope.

Un jeu de 3 Scope Black OPS en 10 pieds 3,5 S.

Une canne avec une action de pointe, pour certains un peu trop raide, moi, je les adore pour deux raisons principales.

Elles me permettent d’extraire des poissons puissants de milieux très encombrés sans crainte et de pouvoir pêcher du bord jusqu’à de bonnes distances.

Il ne m’est pas rare de poser un Chod Rig à 90/95m avec mes scopes et un nylon adapté. J’aime donc cette canne pour sa grande plage d’utilisation, que ce soit du bord, à courte ou plus longue distance, ou pour les pêches en bateau.

La taille 10 pieds est la taille de cannes la plus polyvalente à mon gout. Mon autre jeu de cannes se compose de deux Scope Sawn-Off 6 pieds 3lbs avec leur petit fourreau double.

Une de mes deux Sawn-Off est montée pour pêcher à fond pour le stalking et l’autre comme dit précédemment, montée pour la pêche de surface avec du fluorocarbone et un bread bomb.

Toutes mes cannes sont équipées de moulinets Scope GT en 6000 sur les 10 pieds et en 4000 sur les Sawn-Off.

Ce sont de bons moulinets haut de gamme, avec une grande contenance et surtout un gabarit compact, ultra-léger et robuste.

Prévu pour être montés sur des scopes, ils sont vraiment parfaits et me permettent d’avoir des ensembles vraiment légers et maniables.

Pour en revenir à mon titre de départ, outre tout cela, le plus important est d’avoir du matériel adapté pour les pêches rapides.

Du matos qui soit compact et pas trop lourd, afin de ne pas vous freiner s’il faut être mobile. Ne pas s’encombrer de superflu et surtout être très organisé pour ne pas perdre de temps en action de pêche.

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Une alternative très efficace !

 

Qui dit pêche rapide, dit photo rapide

C’est un sujet qui n’intéresse peut-être qu’une minorité de personnes, mais je tenais à en parler rapidement ici.

Avant même de pêcher, pour mon autre passion, je jouais déjà avec mon premier Reflex entrée de gamme Nikon et je partageais mes modestes photos sur les forums en adéquation.

Je suis du genre perfectionniste et maniaque et une simple photo faite à la va-vite ne me convient pas.

Il m’est donc impossible d’aller à la pêche sans mon reflex. A ne pas confondre avec ce que l’on peut lire souvent sur les réseaux : « Ils vont à la pêche uniquement pour les photos de poissons, pour mettre sur les réseaux et avoir des likes, il n’y a même plus le plaisir de la pêche, etc. ».

Je considère ça complétement faux.

Pour ma part, outre le fait de poster régulièrement des photos sur les réseaux, non pas pour les likes, mais bel et bien pour partager au sens propre une fraction d’un bon moment de pêche, la photographie représente bien plus que cela.

Je vois plutôt les réseaux sociaux comme un support de partage plutôt qu’autre chose.

La photographie fait donc partie intégrante de ma pêche car j’aime garder un souvenir « physique » de tous les moments que je passe au bord de l’eau, que ce soit avec un poisson ou lors d’un superbe coucher de soleil.

Outre cela, il faut la encore être organisé pour ne pas perdre de temps, pour la sécurité et la santé du poisson.

Je pêche à 95% du temps seul et par conséquent, prends en photo mes poissons seul.

Muni d’un trépied pour tenir mon reflex, je mets mon tapis à la distance parfaite pour avoir le bon cadrage, fait la mise au point sur un pique planté à ras le tapis pour correspondre à l’endroit approximatif où je vais porter le poisson.

Une fois les réglages du reflex réalisés, j’enlève le pique et viens poser mon poisson sur le tapis.

Ensuite, à l’aide d’une télécommande, l’appareil prend des photos à intervalles réguliers, durant un temps choisi au préalable.

Généralement, 10 photos suffisent, je vais regarder si elles me semblent correctes, puis je relâche le poisson immédiatement.

Le poisson ne reste quasiment jamais seul sur le tapis et du moins jamais sans surveillance.

En préparant en amont, la séance photo ne dure que quelques petites minutes.

Mais désormais, avec de l’entraînement, je réalise la majorité des photos de mes captures dans l’eau, avec le même principe, toujours en prenant un point fixe (sling par exemple).

Cela est encore mieux pour la santé du poisson, quitte à le laisser partir malencontreusement sans photo !

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Attraction optimale !

 

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En toute discrétion…

 

Pour conclure

Pour optimiser son temps lors des pêches rapides, il faut être méthodique et organisé, que ce soit en amont ou en action de pêche.

Il faut toujours bien étudier la situation. Je n’ai pas parlé de la météo, mais elle est très importante et j’en tiens compte avant chacune de mes sorties, afin d’adapter mon matériel si besoin.

Ce n’est pas du luxe de prendre un petit abri du type Titan HIDE, qui ne pèse quasiment rien et qui se monte en 30 secondes lors de journées pluvieuses par exemple.

Outre le matériel, qui peut évoluer selon les conditions météorologiques, les spots à pêcher et donc le poste où vous vous mettrez ne sera pas le même.

Je cherche toujours à pêcher face au vent ou au contraire, lors d’une journée froide, dans une baie à l’abri du vent et ensoleillée.

Tous ces paramètres sont à prendre en compte avant de partir à la pêche. Suivant le lieu de pêche et les poissons ciblés, le matériel, les appâts (leurs tailles) ne seront pas les mêmes et il faut donc faire évoluer le contenant de votre sac de pêche, car ce n’est pas une fois arrivé au bord de l’eau qu’il faudra se poser toutes ces questions.

Il faudra mettre toute son attention dans l’observation du moindre signe qui trahirait la présence de poissons sur une zone et ainsi mettre deux fois plus de chances d’en attraper sur une courte durée.

C’est pour cela qu’il faut préparer concrètement tout son matériel en amont et ne pas juste charger la voiture avec une tonne de matos et trier ce dont on a besoin une fois arrivé au bord de l’eau.

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Une organisation parfaite pour un souvenir indélébile !

 

Il vous faudra aussi être réactif en action de pêche, lors d’une touche, je laisse toujours le poisson dans l’épuisette.

Je m’empresse de remettre une esche neuve ou changer de montage et ainsi reposer ma canne le plus vite (et discrètement) possible et réamorcer pour essayer de prendre un autre poisson s’ils sont sur la zone.

Il ne faut donc jamais perdre de temps et toujours réfléchir de façon à ne pas s’éparpiller, chercher des affaires, ou refaire un montage sur le vif.

Si vous êtes méthodique, organisé, et concentré sur l’objectif de faire un poisson le plus rapidement en suivant tous les paramètres énumérés dans ces quelques lignes, je vous promets que vous arriverez régulièrement à obtenir les résultats espérés !

Les pêches rapides ne sont pas vraiment des pêches très reposantes comme peuvent l’être des sessions un peu plus longues ou on prend plus de temps pour établir une stratégie.

Mais je vous assure, que si vous mettez en place ces quelques modestes conseils vos efforts seront récompensés de la plus belle des manières, avec un fish dans le triangle !

Gardez la pêche et merde à vous les gars !

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