Sessions - Récits

SESSION BATEAU SUR LE LOT

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Départs multiples dans le courant…

de Boudewijn Margadant

Je démarre le moteur thermique et Wouter prépare les ancres. Kiek, la copine de Wouter, avec à son côté leur chien, nous souhaite bonne chance. La maison en arrière-plan. On dirait une scène d’un film. Je manœuvre le bateau dans le contre sens du courant puis met le moteur en marche avant. Une nouvelle aventure commence…

Nous devons naviguer en amont pendant plus de 2 heures avant d’atteindre ce long bief. Il y a 13 mois, nous avons parcouru pour la première fois cette partie de la rivière qui nous avait vraiment impressionnés. Pourtant, nous avions choisi de pêcher des postes plus en aval, où Wouter et Kiek ont acheté une maison depuis.

En route

Il pleut régulièrement, mais pas très fort, et on s’attend à ce que ça continue au cours des 2 prochains jours.

L’automne a clairement commencé après un été torride. Les teintes vertes, brunes, rouges et jaunes prédominent autour de nous.

Cela fait du voyage, malgré le temps gris, un véritable festin visuel. Sur le chemin menant à la partie de la rivière qui nous intéresse, nous réalisons des bas de lignes et quelques têtes de lignes en kevlar. Parfois, mes pensées vont aux sessions précédentes sur cette rivière. Nous avons déjà vécu beaucoup de bons moments ici !

Couleurs d’automne…

Grâce aux notes de l’année dernière, nous savons déjà que sur la portion de la rivière vers laquelle nous nous dirigeons les profondeurs sont bien plus variables que la partie plus en aval de ce bief.

Le cahier nous fournit des informations supplémentaires : Faites attention aux grosses pierres d’un mètre d’épaisseur – donc, pêche à la bouée !

Moins d’arbres et de branches dans l’eau que sur les autres biefs. Alternance de profond et peu profond. Mur sous-marin 3ème virage après le 2e pont. Plateau peu profond (1m) allongé de 40 mètres de long avec des herbiers. Vieille écluse sous l’eau vers le ponton de la hutte blanche.

Ce sont des notes prises rapidement pendant les quelques tours d’exploration lors de nos 2 précédentes sessions sur ce bief.

Dans notre mode de pêche actif, ces voyages exploratoires, en plus de nous permettre d’amorcer des postes, sont aussi des moments de détente.

Nous pouvons vraiment regarder autour de nous et garder en même temps un œil sur l’écran du sondeur.

Nous naviguons donc tranquillement et à chaque fois à une distance différente des rives. Cela nous apprend pas mal de choses !

Découverte du secteur

Après avoir passé des centaines de lieux intéressants, nous arrivons au premier lieu indiqué dans notre cahier pour la partie choisie de la rivière.

Nous amarrons le bateau à l’épaisse branche d’un arbre tombé et nous montons dans l’annexe. Environ une demi-heure plus tard, nous avons cartographié la rivière sur une longueur d’environ 300 mètres et nous avons tranché.

Ce sera notre première poste et nous allons commencer ce soir !

Le poste suivant sur notre cahier se situe à environ 500 mètres plus en amont. Ce sera le poste pour nos pêches instantanées la journée car nous souhaitons séparer nos zones d’amorçage afin de pouvoir pêcher plusieurs kilomètres de rivière.

Les poissons se déplacent et ceux qui évoluent dans la partie de la rivière que nous avons choisie doivent être confrontés avec nos appâts dans les jours à venir.

Entre trois grandes zones bien amorcées nous pêcherons de façon plus instantanée ou sur des postes pré-amorcés avec seulement 2 kg de billes.

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Ici, nous espérons attraper quelques poissons et ces petits amorçages complémentaires aident aussi à conditionner davantage les carpes. Si l’un de ces postes marche bien nous y insisterons un peu plus bien sûr.

Rester mobile fait partie de notre approche.

Sur le chemin du prochain point décrit dans le cahier, sur l’écran du sondeur, nous voyons le fond monter brusquement de 12 mètres à 6 mètres.

Immédiatement, nous dirigeons le bateau sur le côté pour l’enregistrer et, avec l’aide de l’annexe, nous cartographions la zone plus en détail.

Le plateau s’étend sur toute la largeur de la rivière et mesure environ 70 mètres de long. De l’autre côté, plus en amont, la profondeur descend de 5,5 à 10 mètres.

Sur le plateau, une tranchée relativement étroite, de 7 mètres de profondeur se trouve à quelques mètres du rivage.

Probablement l’ancien lit de la rivière car autour de ce chenal, nous voyons aussi de grosses pierres et des irrégularités sur l’écran.

Nous faisons deux bandes perpendiculaires à la rive sur toute la largeur de la rivière. Cela équivaut à environ 150 mètres.

Sur chaque bande nous amorçons environ 7,5 kg de billes. Cela nous permettra de placer 3 montages sur chaque bande amorcée : sous notre propre berge dans 6 mètres d’eau sur le bord du plateau, au milieu de la rivière et contre la berge d’en face dans le chenal de 7 mètres.

Les deux grandes zones amorcées se trouvent à environ 2 kilomètres l’un de l’autre. Si nous pouvions trouver une autre zone située à peu près à la même distance en amont, ce serait parfait.

Dans un premier temps, nous pouvons nous concentrer sur cette portion de 5 à 6 km avec 3 grandes zones amorcées et de multiples spots intermédiaires.

Nous arrivons maintenant à la fin de l’après-midi lorsque nous découvrons un troisième magnifique qui, en termes de profondeurs, ressemble au deuxième, également avec un vaste et large plateau relativement peu profond (8m), où la profondeur avant et après est d’environ 12 mètres.

Nous l’amorçons de la même façon que la deuxième zone. Les postes de départ pour la période à venir sont déterminées et préparées et nous retournons au premier poste sur lequel nous allons pêcher notre première nuit de façon instantanée.

Le trajet prend 50 minutes avec le débit actuel, ce qui est parfait car nous ne perdons pas trop de temps si nous devons amorcer les autres zones ou changer d’emplacement.

Enfin ça pêche

Il fait déjà nuit lorsque toutes les cannes sont enfin en place et que nous pêchons. Le matin, le soleil se lève à peine, la canne la plus à droite se courbe, la canne à la bouée sous notre propre berge.

Presque simultanément, nous sortons de nos sacs de couchage et nous nous précipitons dehors, nous nous marchons littéralement sur les pieds.

Wouter prend la canne et est presque tiré par-dessus bord. Il s’agit maintenant de bloquer le poisson pour qu’il ne puisse atteindre l’arbre se trouvant à 10 mètres de là.

Le poisson tente plusieurs rushes ver l’obstacle, mais Wouter parvient à les contrer systématiquement.

Lorsque nous voyons le poisson pour la première fois, nous ne croyons pas nos yeux. Un poisson lourd, jaune, haut !

Une fois dans le triangle nous pouvons l’admirer tranquillement. Quelle beauté ! Wouter décroche le poisson et je prépare l’appareil photo.

Il doit certainement approcher les 20 kg ! Et ce n’est que le premier poisson ! Ensuite se produit un deuxième départ sur l’une des cannes qui pêchent la berge d’en face. Wouter prend soin de son poisson pendant que je combats le mien. Tout se passe bien et le résultat est un magnifique miroir. Quel début !

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Une commune bien orange pour Wouter.
Nous nous trouvons clairement sur une bonne portion de la rivière !

Peu de temps après, nous sommes plus que satisfaits en dégustant un café frais alors qu’il recommence à pleuvoir. Puis un autre détecteur se met en route.

Encore une fois, c’est sur la canne qui pêche de l’autre côté de l’ancien lit de la rivière dans 11 mètres de profondeur que se produit la touche.

Le poisson commence à virer à droite et s’il continu comme ça, il risque de finir dans l’un des arbres tombés dans l’eau.

Nous descendons rapidement avec le petit pneumatique et tout semble aller bien jusqu’à ce que le poisson se bloque de manière inattendue quelque part au milieu de la rivière. Quoi que nous essayions, tout reste bloqué et il semble que désormais le poisson n’est plus au bout.

Finalement Wouter parvient à récupérer le montage mais l’hameçon s’est ouvert.

Changement de poste

Nous amorçons toute la zone puis nous nous dirigeons vers les postes en amont. Nous amorçons la deuxième zone puis nous décidons de nous rendre quelques kilomètres après la troisième zone pour y tenter nos chances pendant quelques heures.

En fin de compte, nous pensons que nous avons trouvé un poste intéressant à un endroit où le courant accélère à cause d’une vieille écluse sous l’eau et quelques plateaux peu profonds avec de grosses pierres dans l’eau.

Wouter réussit à prendre une commune de presqu’un mètre de long et quelques heures plus tard nous mettons le cap sur le poste suivant, celui que nous avions légèrement amorcé la veille.

Après un peu plus de 2 heures de pêche la canne de gauche démarre. Je courbe la canne en forçant, et la bouteille, que nous utilisons comme une bouée pour le système BoVer est tirée sous l’eau.

Cela indique généralement qu’il y a un poids lourd au bout ! Le poisson part à droite vers le large. Il n’est donc pas nécessaire de sauter dans le pneumatique.

Heureusement, car au moment où le poisson est presque prêt pour l’épuisette une deuxième touche se produit su’ l’une des autres cannes.

Nous parvenons à prendre les deux poissons, 10 et 15 kg. Nous avons clairement choisi la bonne partie de la rivière ! En raison de ce succès, nous décidons d’amorcer de nouveau ce poste légèrement pour y revenir demain pendant une heure ou deux.

Sur la zone le plus en amont, nous cherchons un endroit pour attacher le bateau. Quelques arbres tombés dans l’eau nous offrent la solution. Ici, nous pouvons attacher l’avant du bateau.

Dans cette position, nous pouvons également pêcher en toute sécurité les deux bandes amorcées. Avec les 2 ancres en plus le bateau est bien immobilisé et nous sommes en sécurité. C’est important car après tout, une rivière reste imprévisible !

Le grand bateau est sécurisé en l’attachant à un arbre tombé…

Tôt dans la soirée, nous avons un départ d’enfer sur l’une des lignes placées au milieu du plateau.

Je prends la canne et tout semble aller bien jusqu’à ce que la ligne se coince quelque part puis cède.

Probablement un bout de roche. Au milieu de la nuit, nous sommes réveillés par un double départ sur les cannes qui pêchent la bande amorcée à droite.

Nous prenons chacun une canne, mais nous découvrons rapidement qu’il s’agit d’une gigantesque branche qui a pris les deux lignes.

Bien sûr, c’est le bordel, les deux lignes sont ruinées. Tout est à refaire. Je m’occupe de la branche en l’amenant un peu en aval avec l’annexe et Wouter répare les lignes puis les replace. À peine allongé de nouveau un départ se produit sur l’une des cannes à gauche.

On ne s’ennuie jamais sur la rivière! Dans la matinée nous attrapons encore deux carpes. La plus petite des deux fait une dizaine de kilos.

La rivière héberge aussi de belles miroirs…

Perte de contrôle…

Nous n’avons vu personne depuis 2 jours. Les cerfs-volants et les buses tournent dans les airs et les martins pêcheurs volent constamment devant le bateau.

Notre écureuil s’est de nouveau assuré que nous ne nous endormions pas lorsque, comme les fois précédentes sur ce poste, il a sauté sur le capot du bateau tôt le matin pour faire son cinéma.

Cette fois-ci encore, ma tentative de chasser la petit créature afin que nous puissions nous détendre encore un peu après une nuit chargée était en vain.

Ce sera une journée ensoleillée avec des températures agréables et un peu de vent. Une bonne journée pour faire les derniers plans de drones pour le film que nous voulons faire !

Pêche éclair instantanée sur un poste quelconque l’après-midi.

Très satisfait des dernières images que nous avons faits avec le drone, nous le faisons revenir afin de pouvoir partir sur le prochain poste. Le drone se stabilise à seulement 20 centimètres au-dessus de ma main.

À ce moment, les l’alarme retentit et les lumières commencent à clignoter. Qu’est-ce qui se passe ?!

En tant qu’utilisateurs peu expérimentés, utilisateurs de drones de loisir, nous paniquons. « Chopes-le ! » me dit Wouter. Mais les hélices qui tournent à plein régime m’empêchent de le faire. Soudain l’alarme du drone s’amplifie et les lumières clignotent encore plus fort. Wouter ne sait pas quoi faire non plus. Il presse sur le bouton « homepoint ».

Le drone monte et part beaucoup plus vite que nous osons voler dans la direction du point de repère.

Stupéfait, nous voyons le drone s’envoler à pleine vitesse dans la forêt et les manipulations paniquées de Wouter avec la télécommande n’ont plus aucun effet.

Nous perdons le contact définitivement. Nous vérifions les dernières coordonnées GPS. Le dernier signal émis nous indique 20 mètres de haut à 45 km / heure.

Nous attachons le bateau et montons sur la berge. Les arbres et les arbustes forment une végétation dense. Presque tous les arbres sont envahis par du lierre. Quelle misère !

Que le drone soit bleu nous donne un petit espoir de pouvoir le retrouver. Plus de 2 heures plus tard, nous abandonnons.

Nous avons tout perdu, le drone et les images ! Si seulement nous avions fait une nouvelle sauvegarde plus tôt…

Une grosse commune retourne dans son élément…

Avec la perte du drone notre moral a pris un bon coup et nous nous rendons compte maintenant que nous avons vraiment besoin de dormir un peu.

Nous nous rendons directement sur le poste pour la prochaine nuit pour pouvoir dormir un peu avant de réattaquer la pêche.

Les 5 belles carpes que nous prenons la nuit suivante nous remontent le moral.

Petite visite improvisée

Le lendemain nous décidons de passer l’après-midi sur un poste situe plus en aval pour une pêche instantanée.

En chemin, nous réalisons qu’en faisant quelques kilomètres de plus nous serons chez John, un ami anglais qui nous avait dit de passer le voir si jamais on est dans le coin. Nous décidons donc de continuer et de voir si John est chez lui.

Nous avons également envie d’une pause. Le jardin de John borde la rivière, comme la maison de Wouter et Kiek.

Deux pontons offrent la possibilité de s’amarrer. John nous voit arriver et sort de la maison. Il nous accueille chaleureusement et nous fait visiter son jardin et sa maison. Ensuite, il est temps de prendre une tasse de thé anglais.

John est un vrai conteur. Il pêche la carpe depuis déjà 40 ans. Passionné, il raconte ses aventures passées sur le Rhône et des lacs tels que le Der, Orient, Madine, Cassien et Salagou, ainsi que sur les eaux britanniques renommées.

Cela ne nous laisse pas indifférents et, bien sûr, il nous parle aussi de son expérience sur le Lot. Il nous montre quelques photos de lui et de ses amis, avec des superbes poissons qu’ils ont pris depuis son jardin ou en bateau.

Des communes dépassant largement le mètre, des communes et miroirs massives de plus de 50 lbs et même quelques linéaires et fullies entre 40 et 60 lbs. Cela montre bien l’énorme potentiel de cette rivière !

On ne dort pas beaucoup la nuit…

John a également constaté que 2018 avait été une année de pêche difficile et imprévisible sur le Lot. Il croit avoir trouvé la raison.

Pendant les mois d’hiver, des travaux ont été effectués sur plusieurs biefs en amont, ce qui a coïncidé avec des précipitations extrêmement importantes en hiver et surtout au printemps.

Normalement, l’eau du Lot est contrôlée, le niveau est régulé, mais ce n’était pas le cas cet hiver.

Les écluses sur lesquelles s’effectuaient les travaux étaient ouvertes, de sorte que le niveau d’eau aux barrages des écluses encore fonctionnelles causait toujours des inondations.

Ils ont donc dû les ouvrir complètement plusieurs fois. Cela a entraîné des fluctuations gigantesques des niveaux d’eau et des courants parfois très violents.

Certains hauts-fonds et certains endroits où les carpes se réfugient à l’abri du courant durant l’hiver se sont trouvés à sec à plusieurs occasions.

Parfois les seuls endroits où les poissons pouvaient survivre étaient en plein courant. John et certains pêcheurs locaux sont convaincus qu’une partie des poissons a été littéralement emporté par le courant.

John nous montre des photos de la rivière partiellement drainée et de l’eau qui recouvre les barrages, les écluses et les inondations qui ont suivi.

Difficile de tirer une autre conclusion. Heureusement, le poisson fraye chaque année et la fédération alvine des carpes sur différentes parties du Lot, de sorte que la population se reconstitue très rapidement.

Et nos prises prouvent qu’il reste encore pas mal de carpes malgré tout.

Retour à la pêche

Près de 5 heures après notre arrivée, nous disons au revoir à John et nous mettons le cap sur notre troisième zone amorcée, celle située le plus en amont.

Sur le chemin nous réamorçons les deux autres zones plus un autre poste où nous voulons pêcher demain après-midi.

Une fois toutes les cannes sont en place et que nous préparons le dîner, nous remarquons que le courant s’est bien renforcé et qu’il y a pas mal de débris qui s’accrochent dans nos lignes.

On constate ensuite que nos montages commencent à se promener. Le dîner terminé nous ramenons toutes les lignes et constatons que sur 6 hameçons, 5 ont la pointe émoussée !

Nous remplaçons nos plombs par des modèles de 400g et les deux lignes qui pêchent à la bouée sont armées de pierres de 500g ! Cela devrait suffir pour qu’il n’y a plus rien qui bouge.

Bien organisé !

À 01h15, un départ se produit sur une ligne qui pêche l’ancien lit de la rivière en face. Nous sautons dans l’annexe et je rame aussi vite que je peux contre le courant dans la direction du poisson.

Au bout d’une dizaine de mètres ce dernier commence à prendre du fil en montant le courant. Wouter me dit de ramer plus vite encore car le poisson se dirige vers un arbre couché, mais je rame déjà de toutes mes forces.

Tandis que je force comme un dingue, Wouter me dirige entre les branches flottantes et d’autres débris vers le poisson.

Enfin, nous arrivons au-dessus du poisson qui aussitôt se retourne et maintenant décent le courant en reprenant du fil.

Ce combat me fait penser à une autre bataille il y a quelques années avec une carpe géante que j’ai fini par perdre dans un obstacle.

Une belle aventure…

En un rien de temps, nous passons devant notre bateau et je m’accroche dans les pagaies alors que Wouter pli sa canne à l’extrême.

Le poisson se sert bien du courant. Quelques minutes plus tard, je peux enfin lever le filet autour du poisson. Il doit bien dépasser les 20kg !

Une fois de retour dans le bateau, il semble qu’il y a eu un départ sur une autre canne aussi. Nous sécurisons le filet avec le gros poisson dedans à côté du bateau et repartons dans l’annexe avec la deuxième épuisette.

Cette fois-ci c’est Wouter qui doit ramer comme un fou. Heureusement ce deuxième poisson est toujours en eau libre et peu de temps après nous pouvons l’emmener au bateau aussi. Verdict du peson : 22 et 16 kg !

Les deux poissons ont mordu en plein courant. Nous ne dormirons pas beaucoup cette nuit-là, car nous passons notre temps à prendre des carpes et à garder un maximum de lignes pêchantes. Le travail acharné porte ses fruits !

Une 22 kg pour Wouter, après un rude combat !

Les derniers jours nous persistons avec la même approche. La seule concession que nous faisons est que nous ne pêchons qu’un seul poste au lieu de deux la journée.

Nous avons simplement besoin de plus de repos pendant la journée, maintenant que le courant a augmenté et que nous dormons moins la nuit.

Ce sont surtout les 3 grandes zones amorcées qui nous apportent pas mal de poissons durant les nuits restantes. 35 poissons de plus seront comptabilisés…

Les nuits sur les zones amorcées sont de plus en plus productives…

Comme à chaque fois, la rivière s’est révélée imprévisible, malgré le fait que le niveau d’eau y est régulé.

C’est précisément cette régulation du niveau qui la rend souvent imprévisible. Apparemment, sans raison, le courant peut soudainement se renforcer.

Les rives s’érodent, faisant parfois tomber de façon inattendue des arbres et des pierres. Les résidents jettent les déchets de jardin dans la rivière.

Des arbres, des branches, du bambou, de l’herbe et des feuilles restent s’accrochent dans les lignes, vous poussant parfois au désespoir.

La sécurité est toujours une question à ne pas négliger, aussi bien pour vous que pour le poisson.

Analysez et évaluez, persistez et restez mobile, puis la pêche en bateau sur la rivière pourrait donner lieu à l’une des plus belles aventures que puisse vivre un pêcheur de carpes !

Un cadre vraiment magnifique.

 

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