Carpe Voyage

Ma pêche au Québec

Thierry Rimbault

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Je vis une histoire d’amour avec la belle province du Québec depuis plus de 15 ans. Tombé en amour comme on dit ici, ce sentiment ne fait que grandir à mesure que j’apprends à connaître ce pays qui compte plus d’un million de lacs…

Quand on parle Québec, on pense tout de suite au mythique Maskinongé, à la belle truite mouchetée ou aux  truites grises géantes. Il est beaucoup plus rare d’évoquer la carpe et pourtant, c’est une des meilleures destinations au monde pour ce poisson.

Vous comprendrez aisément avec les arguments que je vous décris plus bas l’immense potentiel de ce pays.

Personne ici ou presque n’a de l’intérêt pour ce poisson que l’on appel carpe à cochon puisqu’elles ont nourri des élevages à l’occasion. Ce sont donc des poissons entièrement vierges que vous combattrez. Les départs sont fulgurants et manquent de vous arracher le rod-pod à chaque touche !

Taillée pour l’eau courante !

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Ici c’est du 100% sauvage, 100% commune !

La souche de carpe présente au Québec n’est pas indigène. Elle fût importée par des moines allemands au 17et 18ème siècle. Elle est repartie dans tout le bassin du Saint Laurent mais on la retrouve aussi dans certains lacs. A l’époque, des clubs de chasse et pêche Américains au Québec, ont utilisé des petites carpes comme vifs pour finalement coloniser les lacs à la limite du 52ème parallèle.
C’est surtout dans le fleuve que l’on retrouve la plus grosse population. L’abondance de nourriture, le manque de concurrence et leur rapide croissance font qu’elles représentent plus de 30% de la biomasse du Saint Laurent entre le lac Ontario et la ville de Québec.
C’est une souche longiligne qui fût implantée, pour preuve mon plus gros poisson à ce jour mesure 127cm. Cette particularité en fait une combattante hors pair que vous n’arrêterez pas sur le premier rush.

Un cheptel unique au monde !

L’absence de pression de pêche sur ce cyprinidé facilite l’approche. Les lignes d’herbes le long des berges sont des autoroutes à carpe et même s’il est utopique de vouloir arrêter un banc, de nombreux passages ponctuent la journée. En 15 ans et à condition de faire un amorçage sur quelques jours, je n’ai jamais fait moins de 5 poissons en journée. 

Il y a quelques années je faisais découvrir la pêche de la carpe aux jeunes Québécois et lors d’une session de juillet je me rappelle ne pas avoir pu mettre plus d’une canne à l’eau pendant plus de trois heures !

Ce jour-là, on n’enregistrera pas moins de 45 départs.

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La carpe est présente partout sur le fleuve Saint Laurent et en grosse densité !

C’est lors d’une session avec deux anglais que j’ai vécu le plus d’émotions. Le rythme des départs avaient été tel que mes deux pêcheurs ne voulaient même plus se lever la deuxième nuit. Mal leur en a pris puisque j’ai sorti 32 poissons dont 5 de très belle taille. Lors de ce 48h, nous avons pris 1500kg de carpe et amorcé avec des quantités incroyables de maïs !

Depuis ce temps je ne pêche même plus la carpe de nuit sauf si je trouve quelqu’un d’assez fou pour faire des nuits blanches.

J’ai longtemps essayé de pêcher à la bouillette mais la quantité de poissons chats et d’écrevisses présentes dans ces eaux rend la démarche fastidieuse et pénible. Je préfère de loin le maïs ou le blé d’Inde comme on l’appelle ici. Je rêve de pouvoir essayer la tiger nuts, mais son approvisionnement est compliqué et onéreux (je lance un appel).

Côté technique

Pour le montage j’utilise des plombs inline avec des plombs de 185 grammes pour un bon ferrage dans les lèvres charnues et dures de nos amis les carpes. Un bas de ligne avec cheveu fait de fluorocarbone de 30kg de résistance terminée par un petit bout de tresse souple me donne satisfaction chaque année.

Il a le mérite d’éviter les emmêlements par le courant ou les écrevisses qui seraient tout de même tenté par le maïs.
Parfois décollé parfois non, j’essaye toujours les deux méthodes, mais j’ai remarqué que plus j’amorce, plus je dois décoller mon montage, certainement pour me distinguer du tapis de maïs.

L’absence d’obstacles et la faible épaisseur des herbiers nous permettent de combattre le poisson sans avoir besoin d’aller le chercher ce qui m’autorise à utiliser des cannes en 2,5 livres pour un plaisir décuplé.

La raison de la popularité des graines ici vient du faible taux de glucides dans l’alimentation naturel constitué d’escargots, moules et insectes. Ce taux de protéines important dans la nourriture naturel rend les graines irrésistibles.

J’ai volontairement gardé le meilleur pour la fin, au Québec les carpes sont 100% des communes. Des pêcheurs commerciaux m’ont avoué avoir pris très rarement des miroirs mais en 15 ans je n’en ai vu aucune. Par contre plusieurs d’entre eux m’ont parlé de carpes de plus de 35kg, mythe ou réalité ? Je continue d’y croire et j’espère croiser un jour un de ces poissons…

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